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ASF Belgique - Aviation Sans Frontières Belgium

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Monitoring aérien de proximité

Le monitoring aérien de proximité permet de visualiser rapidement dans le détail de très grandes surfaces au sol à l’aide de photographies obliques (paysages) prises à basse altitude selon une méthode simple mais qui offre la rigueur voulue par un système d’information géographique.

« L’agriculture sur brûlis détruit la structure des sols qui subissent une rapide érosion. Vus du ciel, ces feux de forêts et ces cours d’eau rougis par la terre qu’ils transportent donnent l’impression de mettre le pays « à feu et à sang », tant les dégâts sont importants. La forêt semble avoir été bombardée ! »

Empêcher les forêts de brûler avec ASF-Belgique, c’est protéger les moyens de subsistance des populations.

« Les morts dues au réchauffement climatique, lié à une dégradation progressive de l'environnement, pourraient atteindre le million par an à l'horizon 2030. » Pour Kofi Annan, le réchauffement climatique est « la plus grande crise humanitaire en puissance de notre temps » 
Forum Humanitaire Mondial, 29/05/2009.

Protéger les forêts avec ASF-Belgique,  c’est prévenir les crises humanitaires liées au dérèglement climatique

La simplicité en temps réel

A titre d’exemple, une ONG souhaite un état des lieux portant sur une surface de 2 million d’hectares. Une équipe de deux photographe ASF munis du kit photographie oblique (PC, GPS, appareils photos) loue un avion ad hoc sur place, effectue une cinquantaine d’heures de vol réparties sur deux à trois semaines puis remet les photographies digitales classées par transects au personnel au sol qui pourra les visualiser très facilement. En finale, le coût à l’hectare sera d’environ 0,015 € soit 1,5 € du km2.

Un système d’information géographique (SIG) à la portée du personnel de terrain

Autant l’exploitation des images satellites ou des photographies aériennes verticales est une spécialité qui demande un certain niveau académique et de l’expérience, autant l’exploitation des photographies obliques est directement à la portée de toute personne utilisant un ordinateur, familière avec Google Earth, et capable d’ouvrir des photos sur des logiciels photos et SIG « grand public » comme ArcView. 

La complémentarité par rapport à l’imagerie satellitaire et à l’utilisation de drones

Si l’imagerie satellitaire est un outil puissant au niveau des décideurs en matière de gestion des sols et de l’environnement, acquérir des images récentes est très cher et elles ne sont pas utilisées au niveau régional et local. Bien que les drones soient utilisés de plus en plus pour la surveillance aérienne, seuls des drones professionnels d’un usage complexe et très coûteux pourraient aujourd’hui couvrir de grandes surfaces telles que des parcs nationaux ou des écorégions. 

Une méthodologie innovante et facilement transférable, dans l’esprit du développement durable

Tout a été fait pour que la méthodologie de photographie oblique utilise des équipements et logiciels tels qu’ils sont disponibles sur le marché, en commençant par l’avion, loué à une compagnie locale auditée à cet effet, jusqu’aux logiciels qui permettent le géoréférencement et la géolocalisation des photographies. La méthodologie est transférable à trois niveaux : l’exploitation des photographies (à très court terme), la prise de photographies (à court terme) et la gestion de la composante aérienne (à moyen terme, auprès d’opérateurs aériens locaux). Le savoir-faire constitue une énorme plus-value. 

Une utilisation potentielle variée et déjà éprouvée dans le domaine de l’environnement 

Les photographies ont une profondeur exploitable de 1,5 à 3 kilomètres selon la précision voulue pour observer des détails au sol. Elles peuvent être utilisées pour le comptage d’animaux d’élevage ou sauvages, pour le suivi de dégâts environnementaux dus à des crises humanitaires, pour la gestion et l’exploitation des sols - en particuliers les bassins versants - à des fins agricoles, pour relever des implantations de réfugiés et personnes déplacées, etc. La méthodologie est utilisée à Madagascar depuis 2010 par une des plus grande agence de protection de l’environnement, pour surveiller les forêts.

Un outil de communication avec les populations pour la gestion participative des ressources 

Les populations locales sont de plus en plus impliquées dans la gestion participative des écosystèmes - ou plutôt des agroécosystèmes - pour la protection de l’environnement et l’amélioration de leur sécurité alimentaire. L’expérience à Madagascar a démontré l’énorme impact des photographies obliques pour sensibiliser les populations à leur environnement, car ces populations reconnaissent leurs paysages, ce qu’elles ont très difficile à faire avec des photographies ou autres représentations verticales du sol.