Aller au contenu

Appui aérien environnement

Aviation Sans Frontières Belgique a, depuis ses débuts en 1983, œuvré principalement dans le transport aérien humanitaire, afin de permettre aux acteurs humanitaires d'atteindre les victimes des conflits sans risquer de se faire tuer par les groupes armés et afin de permettre aux victimes d'atteindre en sécurité des centres de santé.

Aviation Sans Frontières Belgique a remarqué au cours des années que la plupart des crises humanitaires ont une cause liée à des problèmes environnementaux (disparition des forêts, sécheresse, ensablement des terres agricoles....) générant des conflits divers.

© Xavier Vincke

En 2008 ASF-B a décidé donc de s'impliquer, par le biais de l'aviation, dans la gestion durable des ressources naturelles, pour prévenir les crises humanitaires.

Aviation Sans Frontières Belgique a développé en 2008-2009, à la demande du WWF Madagascar, une méthodologie simple, précise et peu coûteuse de lutte contre la déforestation, grâce à la photographie aérienne oblique.

© Xavier Vincke

Cette méthodologie permet de réaliser le suivi de la déforestation liée à l'agriculture sur brûlis dans les aires protégées de Madagascar, la cartographie des sites et d'utilisation des photographies aériennes obliques par les agents communautaires et agents de parcs nationaux lors des patrouilles dans les aires protégées.

Les photos, obliques (contrairement aux photos verticales prises à la verticale du sol), qui ont des coordonnées gps, sont ensuite comparées visuellement avec les images Google Earth pour cartographier les sites déboisés. De simples cartes de patrouilles sont élaborées dans Google Earth. Les cartes et les photos obliques, faciles à interpréter par les communautés, sont utilisées sur le terrain.

     

© Xavier Vincke & © Julie Linchant

De 2010 à ce jour (excepté deux ans d'interruption COVID), Aviation Sans Frontières Belgique a couvert environ 800.000 hectares d'aires protégées à Madagascar par an, pour le WWF Madagascar, Madagascar National Parks et d'autres organismes de conservation et de gestion durable des ressources naturelles.

Cette méthodologie a fait l'objet d'une publication scientifique en 2015 dans la revue scientifique Parks.

Nous utilisons maintenant nos photographies aériennes obliques pour paramétrer l'analyse d'images satellite qui sont de plus en plus faciles à trouver. Ceci permet de générer des cartes précises en minimisant le nombre de photos aériennes et donc le nombre d’heures de vol. Nous utilisons par exemple cette méthodologie pour la cartographie des sites terroirs du projet AFAFI-Sud (Appui au financement de l'agriculture et aux filières inclusives) à Madagascar.

© Xavier Vincke

En fonction des besoins de terrain nous utilisons maintenant la photographie aérienne par avion ou la photographie aérienne drone. Nous utilisons alternativement la photo aérienne verticale ou oblique. Nous pouvons utiliser les photos pour paramétrer les images satellites et accélérer considérablement la cartographie. Nous utilisons également ces photos pour générer des cartes de très haute définition par assemblage de photos verticales (orthophotoplans).

Nous utilisons également la photographie aérienne dans le domaine des inventaires de faune, comme pour le Projet de Protection de la Biodiversité du Parc national de la Comoé, pour l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR).

© Xavier Vincke

Pour ce projet, nous appuyons l’OIPR pour les aspects aériens de la gestion du Parc National. Nous apportons notre expertise dans l’utilisation des avions, des avions Ultra Légers Motorisés et des drones, pour les patrouilles et le suivi-écologique.

Aviation Sans Frontières Belgique bénéficie d’un appui de l’Université de Liège, Gembloux Agro- BIO Tech, dans les domaines de la télédétection (photographie aérienne, analyse d’images satellites) et des inventaires aériens de faune, par le biais d’un accord-cadre de partenariat.

© Xavier Vincke